Refondation


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Lettre du « jour d’après » : Sur quelles règles refonder le commerce international pour favoriser l’emploi, le développement, l’écologie ?

Lionel ZINSOU, ancien Premier Ministre du Bénin .

Associé-gérant de Rothschild & Cie avant de rejoindre en 2008 le fonds d’investissement PAI Partners5 dont il est devenu le PDG en 2009. Président du conseil d’administration de Terra Nova.

Contexte général du commerce international

Les principaux acteurs du commerce mondial :

  1. Une Amérique ultra présente dans les échanges mondiaux malgré l’importance de la Chine dans le commerce mondial qui contribue fortement à la croissance mondiale (13 % des flux d’exportation par la Chine).

  2. D’autres acteurs ne sont pas en reste : l’Europe occupe également une place importante. L’Asie et l’Afrique émergentes tentent de prendre une place grâce à une volonté d’exporter leurs produits manufacturés.

Le changement des comportements, notamment alimentaires, sont des éléments d’accélération du commerce mondial. Les consommateurs sont de plus en plus demandeurs d’une sorte de co-bénéfices entre leurs consommations versus l’amélioration de leur bilan carbone ou chacun se sent responsable du développement de la planète.

Fort de ce constat, il ressort les idées suivantes :

  • Relocalisation d’une partie des usines en Afrique

  • Avantage : une partie de l’Afrique est européanisée (Afrique francophone), cela permet de limiter les coûts.

  • Inconvénients : : fragilité politique et sociale, droits de douanes élevés.

  • Échange régionaux entre l’Union Européenne et l’Union Africaine.

  • Mise en place de hub d’énergie afin de gérer les problématiques de stockage d’énergie / solaire / renouvelable.

  • Échange de flux de capitaux humains soulevés par la montée démographique africaine.

Commentaires et propositions concrètes complémentaires

  • Création d’une sorte d’Erasmus de l’immigration intégrant un parcours d’insertion
  • Police d’immigration en intégrant d’anciens immigrés

Denis PAYRE, Fondateur de Business Objects, Kiala, Nature and people first – Président Fondateur de CroissancePlus.

Contexte général du commerce international

Le libre-échange entre pays développés fonctionne bien, sauf que depuis les années 90 il s’est trouvé déséquilibré et n’est plus facteur de création de richesse pour les économies.

Les règles du commerce international sont souvent compétitives mais avec des particularités : la Chine est au capitalisme 1.0 – pas de norme sociale, ni environnementale, pas de partenariats sociaux, etc…

Ce qui induit une concurrence déloyale ou tous les acteurs ne sont pas soumis aux mêmes règles du commerce mondial. Ce qui induit des conséquences très graves sur les plans politiques, sociaux et économiques.

Contrairement à la concurrence survenue dans les années 90 avec l’arrivée des produits japonais qui étaient réputés de très bonne qualité, les pays européens et américains ont réagi en mettant des mesures protectionnistes pour préserver les économies locales. Les américains qui ont toujours régi le commerce international ont réagi en allant chercher la main d’œuvre pas chère en Asie, conduisant à l’entrée de la Chine dans l’OMC en 2001. De là ont commencé les délocalisations massives, pertes d’emplois massifs, crise mondiale, rebellions de la classe moyenne mondiale, etc.

Dans les pays en voie de développement, les régimes autoritaires ont perduré, favorisant la paupérisation des populations.

Les propositions concrètes permettant de renverser ce rapport de force et tenter de rééquilibrer le commerce international sont :

  1. La solution : système de compensation sur les produits stratégiques, avoir la maitrise industrielle sur les industries stratégiques grâce à des mécanismes compensatoires. Par exemple sur l’automobile, compenser le salaire des ouvriers pour leur donner des niveaux de salaires qui soient corrects.

  2. L’Europe a commencé à réfléchir en proposant une taxe carbone aux frontières. Il faudrait donc mettre en place une taxe sociale aux frontières pour permettre aux pays dont les activités ont été délocalisées de se redresser vers des normes sociales et environnementales

  3. La collecte de cette taxe carbone aux frontière donnera lieu à la création d’un fond de financement de la convergence sociale et environnementale (FFCSE) qui reversera une partie vers le pays exportateur.

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